Les croquettes, ça ne pousse pas dans les arbres.

Tout se  mélange, et les articles sortent au compte goutte, car ça se bouscule dans ma tête. Aucune chronologie ne m’exige de poster les souvenirs dans l’ordre, et donc je ne sais plus quel souvenir je vais libérer dans le prochain article.
Un peu comme l’Auryn, ce blog vide ma conscience du poids des historiettes de ma vie. Exception faite que je n’ai ni la classe d’Atreju, ni la tour d’Ivoire, et cela ne me cause aucun tourment.

 

Mais je digresse, parce que j’adore ça.

 

Je ne sais plus quoi répondre à la question innocente « mais toi tu fais quoi dans la vie? ». Pas grand chose en vrai. En fait si, plein qui ne rentrent pas dans tes catégories.
Cette question me fatigue. Et sa version cajoleuse et marketteuse « mais qu’est ce que tu aimes faire dans la vie » encore plus. Non seulement je ne pense pas que mon interlocuteur en ait quelque chose à foutre de ce qui occupe mes journées, mais j’en ai assez de perdre mon temps à expliquer. Je vais de toutes façons être jugée, à la première syllabe on va me ranger dans une case.

 

Alors je dis que je ne fais rien. Et en général, cela déstabilise tellement ton interlocuteur, et déclenche un déluge de questions. Si bien qu’il est difficile d’imaginer quelqu’un ne rien faire de sa vie, l’ambition est encore plus mal comprise. Ou prise pour une lubie, une chimère. Je me sens un peu comme Hank Chinaski, au début de Factotum (il faut lire Bukowski, tu n’aimeras peut être pas mais au moins tu te sentiras moins inculte).

 

Partir, ça te donne conscience de bien des choses.

 

Combien la recherche du CDI comme du Saint Graal, n’est en fait qu’un phantasme, qu’on donne à la foule comme on donnerait des os ronger à un chaton qui ne veut pas laisser les orteils tranquilles un vieux chien de garde tapageur. En Argentine, il n’y a pas d’assedics, pas d’allocation aide au logement. Ça rend créatif sur le moyen de gagner ta vie. La ville offre un choix infini d’ateliers, de cours, et de facs où tu peux continuer à faire évoluer ta vie comme tu l’entends.Je me souviens encore les mensonges racontés en entretien d’embauche, juste parce qu’il fallait un job, non pas pour vivre, mais pour ne pas me marginaliser. Je ne suis pas anti système, loin s’en faut. Mais je ne vois plus le travail comme un fardeau, plutôt comme la possibilité d’élever son existence.

 

Je suis une idéaliste dans le fond.
Si l’envie te prend de critiquer l’orthographe du mot « phantasme » ne perds pas ton temps, dépêche toi tu vas être en retard à l’usine.
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Une réflexion sur “Les croquettes, ça ne pousse pas dans les arbres.

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